Sondage 2020 : soutien à l'aide médicale à la mort au Canada

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Telles sont les conclusions d'un sondage Ipsos réalisé pour le compte de Mourir dans la Dignité Canada. Un échantillon de 3 502 Canadiens âgés de 18 ans et plus a été interrogé dans le cadre du panel Ipsos I-Say du 21 au 27 janvier 2020.

Sondage Ipsos 2020 : Soutien à l'aide médicale à mourir au Canada

Selon un nouveau sondage national commandé par Mourir dans la Dignité Canada (MDDC) et réalisé par Ipsos, une majorité écrasante de Canadiens souhaite un accès élargi au site aide médicale à mourir .

Plus de huit Canadiens sur dix (82 %) croient que les personnes diagnostiquées comme souffrant d'une maladie grave et irrémédiable, y compris celles atteintes de démence, devraient être autorisées à faire des demandes préalables d'aide médicale à mourir (AMM).

Quatre-vingt-cinq pour cent des personnes interrogées estiment que la demande d'une personne pour AMM doit être respectée si elle a été évaluée et approuvée pour une aide à la mort mais qu'elle perd sa capacité à donner son consentement avant la date prévue pour AMM.

Plus de 70 % des Canadiens sont tout à fait favorables à la suppression de l'exigence selon laquelle le décès d'une personne doit être "raisonnablement prévisible" pour qu'elle puisse bénéficier du site AMM. 

" Nous sommes encouragés par le fait que la majorité des Canadiens soutiennent la suppression de l'expression " raisonnablement prévisible " et l'autorisation du consentement préalable à l'aide à mourir ", a déclaré le sénateur James Cowan, président du conseil d'administration de MDDC. "Le niveau de soutien pour aide médicale à mourir au Canada est resté pratiquement inchangé depuis 2016, ce qui démontre que les Canadiens ne vacillent pas dans leurs convictions que les patients ont le droit d'accéder à des options de fin de vie dignes."

Dans la décision rendue en septembre 2019 par la Cour supérieure du Québec, Truchon c. Procureur général du Canada, la juge Baudouin a statué que l'exigence selon laquelle le décès d'une personne est " raisonnablement prévisible " était inconstitutionnelle et portait atteinte aux droits à l'égalité et à la liberté et à la sécurité de la personne des plaignants. Elle a donné au gouvernement jusqu'au 11 mars 2020 pour la retirer de la législation actuelle.

Au nom de MDDC, le sénateur Cowan a exhorté les législateurs fédéraux et québécois à reconnaître le désir fort et clair des Canadiens de pouvoir choisir.

"Les Canadiens ne veulent pas endurer de souffrances inutiles. Dans toutes les régions, parmi les professionnels de la santé et parmi les personnes qui se sont déclarées atteintes d'une maladie ou d'un handicap physique ou mental chronique, il existe un soutien en faveur d'une modification de la loi actuelle sur le site aide médicale à mourir. En outre, un bloc de personnes âgées au Canada, ainsi que leurs familles, sont très favorables à un accès accru au site demandes anticipées et à la tranquillité d'esprit qui l'accompagne. La dignité réside dans le choix que les Canadiens veulent offrir à leurs parents, à leurs proches et à eux-mêmes.

La grande majorité des Canadiens (86 %) continue de soutenir la décision de la Cour suprême de 2015 dans l'affaire Carter c. Canada, qui a invalidé l'interdiction totale de l'aide médicale à mourir. 

3 502 Canadiens ont été interrogés par le panel Ipsos I-Say pour ce sondage entre le 21 et le 27 janvier 2020. La période de sondage a coïncidé avec les consultations publiques du gouvernement fédéral sur le retrait du critère " raisonnablement prévisible " du projet de loi C-14, la loi fédérale régissant l'aide médicale à la mort, conformément à la récente décision de la Cour du Québec et avant l'examen quinquennal de la loi par le Parlement.

Les autres résultats du sondage sont les suivants :

Les rapports du Conseil des académies canadiennes sur AMM, publiés en décembre 2018, examinent la possibilité d'étendre l'accès à l'aide à mourir à trois groupes de personnes souffrantes qui sont actuellement exclues en vertu de la loi fédérale : 1) les mineurs matures ; 2) les personnes dont la principale condition sous-jacente est un trouble mental grave ; et 3) les personnes dont le droit à une mort paisible est hors de portée puisque le site demandes anticipées est actuellement exclu de la législation. Ce sondage porte spécifiquement sur la question de demandes anticipées, et confirme un fort soutien pour que les personnes évaluées et approuvées pour AMM voient leur droit à AMM respecté si elles perdent leur capacité avant la date prévue pour AMM, et pour que les personnes diagnostiquées avec une condition grave et irrémédiable pouvant conduire à une perte de capacité puissent voir une demande anticipée pour AMM respectée à un moment ultérieur.

Plus de sept Canadiens sur dix (75 %) seraient également favorables à l'idée de permettre à un patient sans diagnostic de maladie grave et irrémédiable de faire une demande préalable d'aide médicale à mourir qui serait honorée si certaines conditions préétablies étaient remplies.

En savoir plus sur le sondage :

Le sondage a été réalisé entre le 21 et le 27 janvier 2020. Un échantillon de 3 502 Canadiens a été interrogé en ligne et les résultats ont été pondérés par région, âge et sexe afin de refléter la composition démographique de la population nationale. Dans les cas où l'échantillon de base a été utilisé, les résultats sont considérés comme précis avec +/- 1,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Cliquez ici pour obtenir les données et une ventilation plus détaillée des résultats du sondage.

Mourir dans la Dignité Canada est l'organisation nationale qui s'engage à améliorer la qualité de la mort et à élargir les choix de fin de vie.

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