Il est temps de légaliser les demandes anticipées d’AMM

L’impossibilité de recourir aux demandes anticipées est une lacune cruciale de la loi canadienne sur l’aide médicale à mourir qu’il faut corriger.

Domicile / Plaidoyer / Autoriser les demandes anticipées maintenant

En 2021, le Code pénal a été modifié afin d’autoriser l’aide médicale à mourir (AMM) pour les personnes dont le décès naturel n’est pas raisonnablement prévisible. 

Il s’agit là d’une avancée positive pour les droits relatifs à la fin de vie au Canada, mais les personnes se trouvant aux premiers stades d’une affection entraînant une perte progressive de leurs capacités — telle que la démence, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou la maladie de Huntington — ne peuvent toujours pas établir de demande anticipée AMM.  

Une demande anticipée est un document écrit qui précise dans quelles circonstances une personne souhaiterait bénéficier d'AMM au nom de l'autre AMM elle venait à perdre sa capacité de décision en raison d'un problème de santé. Il s'agit d'un moyen important pour une personne de définir et d'exprimer ses choix de fin de vie, qui pourront être respectés ultérieurement. 

Faute de pouvoir rédiger une demande préalable, de nombreuses personnes à travers le Canada sont contraintes de faire un choix impossible : mourir plus tôt qu’elles ne le souhaitent afin de s’assurer de conserver leur capacité de consentement — renonçant ainsi au temps qu’elles pourraient passer avec leurs proches — ; ou risquer de perdre cette capacité et d’être contraintes de vivre dans une situation qu’elles jugeraient intolérable.  

Une demande préalable pourrait éviter à une personne d'avoir à endurer des années — voire des décennies — de souffrances indésirables et garantir davantage le respect de ses souhaits de fin de vie. 

82 % des Canadiens sont favorables demandes anticipées AMM une personne chez qui a été diagnostiquée une affection grave et irrémédiable. 

Passez à l’action dès aujourd'hui

Les demandes anticipées d’AMM devraient être un choix légal de fin de vie au Canada.

La meilleure façon d’agir est d’envoyer un e-mail ou une lettre personnelle à votre député ainsi qu’aux ministres de la Justice et de la Santé. Pour trouver l’adresse e-mail de votre député, vous pouvez consulter le site page web de la Chambre des communes et saisir votre code postal. Cliquez ensuite sur le nom du député et sélectionnez « Contact » pour afficher son adresse e-mail et son adresse postale. Pour mettre en copie les ministres de la Justice et de la Santé, ajoutez (mcu@justice.gc.ca) et (hcminister.ministresc@hc-sc.gc.ca) à votre e-mail. Et n’oubliez pas : si vous envoyez une lettre, aucun affranchissement n’est nécessaire.  

Si vous n'êtes pas en mesure d'envoyer un courriel ou une lettre, vous pouvez également utiliser notre outil de rédaction de lettres. Ajoutez votre nom et dites à votre député et aux ministres de la Justice et de la Santé de respecter les droits des personnes en fin de vie en soutenant les demandes anticipées d'aide à mourir. 

La lettre est entièrement personnalisable. Si vous avez une expérience personnelle de la question des demandes anticipées, nous vous encourageons à l'inclure dans votre lettre. 

NOTE : La province de Québec est la première province au Canada à autoriser les demandes anticipées depuis le 30 octobre 2024. Cela signifie qu’il y a un écart entre les lois québécoise et fédérale sur l’AMM, et les choix offerts aux Québécois en fin de vie par rapport aux autres Canadiens.  

Habiliter. Informer. Protéger vos droits.