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Le temps presse.

Le gouvernement fédéral a déclaré qu'il souhaite adopter une nouvelle loi sur l'aide médicale à mourir d'ici le mois de juin, avant que la décision de la Cour suprême concernant l'arrêt Carter c. Canada entre finalement en vigueur. S'il y parvient, il sera tenu de déposer un projet de loi au Parlement au cours des prochaines semaines.

Voici la bonne nouvelle : une grande partie du travail a déjà été fait pour le gouvernement. Désignés pour conseiller le gouvernement sur les nouvelles lois, les députés et les sénateurs siégeant au Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir ont élaboré une liste de recommandations éclairées qui devraient servir d'approche pour un cadre national sur l'aide médicale à mourir.

De l'aveu même du comité, leur approche en est une « centrée sur le patient » et elle souscrit à l'esprit de la décision inspirée de la Cour suprême sur le choix de fin de vie. Leurs propositions, si elles sont adoptées par le Parlement, permettraient d'assurer un accès sécuritaire, juste et opportun à l'aide médicale à mourir pour les patients admissibles, tout en protégeant les résidents les plus vulnérables de notre pays.

Les principales recommandations incluent :

  • Donner aux Canadiens souffrant de maladies graves telles que la démence la possibilité de faire des demandes d'aide à mourir à l'avance;
  • Ottawa doit collaborer avec les provinces pour veiller à ce que tous les hôpitaux, centres de soins palliatifs et établissements de soins de longue durée financés par l'État permettent l'aide médicale à mourir dans leur établissement;
  • Les gouvernements fédéral et provinciaux doivent collaborer pour mettre au point un système qui garantisse des références efficaces pour les patients désespérément malades dont les médecins ne sont pas disposés à offrir l'aide à mourir;
  • Le gouvernement doit travailler avec d'autres intervenants à l'élaboration de stratégies pancanadiennes sur la démence, les soins palliatifs et la santé mentale.

Mais il n'est pas garanti que ces recommandations sages et justes mèneront à des lois aussi sages et justes. Actuellement, des intérêts spécifiques bien organisés et puissants, ceux-là mêmes qui s'opposent à votre droit chèrement acquis à l'aide médicale à mourir, travaillent intensivement pour s'en prendre aux lois sur le choix de fin de vie. Nous ne devons pas laisser leur voix dominer celle des 85 pour cent de Canadiens qui appuient la décision de la Cour suprême sur l'aide à mourir.

Ce que vous pouvez faire

Utiliser l'outil fédéral « Courriel à mon député » de Dying With Dignity Canada, pour prier votre député d'appuyer les règlements centrés sur le patient dans l'aide médicale à mourir. Voici comment faire :

  • Entrez votre code postal et cliquez sur « Find » afin que l'outil envoie le message au bon député.
  • Ensuite, entrez votre nom et votre adresse de courrier électronique. (Le numéro de téléphone est facultatif.)
  • Vous pouvez utiliser le texte par défaut ou personnaliser ce dernier pour donner encore plus de poids à votre message. 
  • Lorsque vous avez terminé, cliquez sur « Envoyer mon courriel ». Votre message sera envoyé à votre député ainsi qu'au premier ministre Justin Trudeau, à la ministre de la Santé Jane Philpott et à la ministre de la Justice, Judy Wilson-Raybould.

Envoyez ensuite le lien à votre famille et à vos amis et publiez-le sur les réseaux sociaux. L'avenir de l'aide médicale à mourir au Canada dépend de ce que l'on fait aujourd'hui. Agissez maintenant!